Humeurs

Mercredi 17 mai 2006

Un vieux texte du "20 novembre 2004" me dit ma sauvegarde informatique. Je le mets... parce que comme les autres, il a réflété un moment...

 

Mon coeur est une balle d'acier, une abeille qui s'envole... Un trou vers le néant.
Je veux crever, je veux vivre. Ce que je ne ferais jamais, ce que je ne verrais jamais.
Il n'y a pas de mots pour mon angoisse, pas de son, pas d'image. Juste une douleur que je ne peux même plus arracher.
là où les envies ne s'expriment plus, et là où je ne laisserai personne rentrer. Il n'y a plus d'amis, ils n'existent plus.
Meme plus d'envie. Rien. Désoeuvrement. Paresse. Peur. Même mes psychoses cessent d'exister, juste ce trou béant, ce trou néant, qui me donne cette dernière envie, celle de compter.

Il ne me reste qu'à ajouter: tu pues les mots ! Parce que même toi t'es pas capable d'exprimer ça. Même toi tu me donnes envie de crever. Connard. C'est toi que je devrais crever. Sale mot de merde. Tu n'exprimes que ma colère de façon décente. Ma douleur devient approximative, quelconque, banale. Pourtant elle est plus forte que ça, elle peut bruler, elle peut me geler. Elle me paralyse. Elle est répétition, le début, la fin, le moyen. C'est une salope aussi, elle sait s'offrir à n'importe qui avant que je ne m'en rende compte. Et j'ai plus qu'à la frapper, chienne. Je nie bien sûr. Elle ment. Regardez là: elle se pavanne ! Elle vous cherche cette salope. Elle est pas honnête ! Voyez ses artifices ! Ses déguisements ! et réfléchissez plus à ce qu'elle cache qu'à ce qu'elle montre. "Menteur ! Si je me prostitue c'est que je suis simple, je suis franche, une douleur franche, je me montre dans mon plus simple artifice".

Je veux plus te voir, quitte moi. Trouves-en un autre ! Je te supporte depuis trop d'années.
"Tu m'aimes"
Tu me fais souffrir.
"C'est pour ça que tu m'aimes. Tu aimes ce qui te fait souffrir. Tu aimes ta douleur, c'est la seule qui te pousse à agir."
Je préfère la paralysie, je préfère la négation, l'ignorance. Je bois, je me drogue, je fuis, je veux t'oublier et tu m'attends à tous les coins de rue, c'est toi qui m'aimes. Mais je ne te veux plus.
"Tu dis ça et tu viendras pleurer quand tu ne ressentiras plus"
Comment je pourrai pleurer si je n'ai plus de sentiments ? C'est con les douleurs ! Elles se croient uniques ! Pourtant elles existent par milliers et on peut les remplacer par des douleurs de substition.
Elles croient quoi ? que je ne peux pas m'automutiler tout seul ? Que je peux pas souffrir sans elles ? C'est pas parce qu'on se fréquente depuis que je suis mome que tu seras toujours là pour moi. C'est fini je te quitte. Va en pourrir un autre.
"A la prochaine"

Par Mescalcaloide
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Dimanche 21 mai 2006

J’ai mal à la tête… enfin non ! Mais c’est un peu la merde dedans. Se mélangent allègrement ce que je voudrais, ce que j’ai voulu, ce que veulent les autres, ce que je voudrais vouloir… Et je ne trouve plus la réalité… Ma réalité.

« Ecoute ce que te dit ton cœur… » :-D mon cœur est prêt a explosé, parce que c’est lui qui ne sait pas ce qu’il veut, et peut-être qu’il n’a jamais su. Qu’il prend juste ce que ma tête lui donne. Et que ma tête non plus ne sait pas ce qu’elle veut… Elle concilie ses propres attentes, les attentes de mon cœur et celles de ma *bip*. Si je n’avais pas de *bip*, finalement tout serait plus simple : un intervenant de moins dans ce merdier total… Si je n’avais pas de cœur non plus, remarque !

Mais là, je n’ai plus de tête, c’est tout… Et c’est le foutoir. Parce que pour la première fois j’entends mon cœur parler, j’entends ma *bip* parler. Et finalement ça fait peur.

 

Ça fait 10 fois que j’écoute « Touch Me I’m Sick » de Mudhoney en boucle… et c’est juste ce que je comprends du bruit assourdissant dans ma tête.

 

ooh
wow
ooh
I feel bad, and I've felt worse
I'm a creep, yeah, I'm a jerk
Come on
Touch me, I'm sick

 

 

 

 

 

 

Je me sens mal, et je me suis senti pire, je suis un pourri, ouais je suis un débile… Allez viens, touche-moi, je suis malade.

 

Par Mescalcaloide
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Mardi 23 mai 2006

Bon vous avez lu l'article précédent ? On dirait que je suis un paumé de la life ?

En fait... pas tant que ça... enfin si un peu... mais je sais exactement ce que je veux ! C'est juste que je veux 3 choses diffèrentes, et que mes désirs me sont dictés par 3 entités diffèrentes : ma tête, mon coeur, et ma libido... En gros : l'intellect, l'affect et l'infecte.

Aujourd'hui je leur ai donné des noms : mon coeur s'appelle Baudelaire, car comme lui il passe son temps à se lamenter et à s'extasier sur sa souffrance. Ma tête s'appelle Rimbaud, parce qu'elle me dit que la souffrance ne sert qu'à être transcendée, et à devenir autre chose de plus grand, quelque chose de constructif. Ma libido s'appelle Sade, parce qu'elle ne pense qu'à elle, à sa satisfaction personnelle et met de côté les autres intervenants.

Reste à savoir qui va commander : déjà pas ma libido, parce que la satisfaction immédiate ne mène à rien, et que je me verrais définitivement faché avec Baudelaire et Rimbaud. Et Baudelaire commence à me saoûler avec son chant des sirènes... Je me verrais bien trafiquant d'armes en Abyssinie en fait...

Par Mescalcaloide
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Dimanche 24 décembre 2006
8 mai 2006.


"Ouah ! machine -insert your name here- je te kiffe, LouL :P C qd qu'on bèse?"

J'ai 26 ans, tu en as 16, 17 ou 18... Qui suis-je pour te juger?

Mais qu'est ce que cet instinct grégaire ? ton skyblog, ton parler, tes chaussures...
Je porte une veste de treillis militaire, épinglée aux couleurs des Misfits, qui suis-je pour te juger?

Comme toi mes badges me permettent d'appartenir à un groupe, mais j'ose espérer que grâce à eux j'affiche un goût : un goût pour la musique, un goût pour la sensibilité d'un groupe, un goût pour la beauté de leurs "uniformes" et de leur sens... La contre culture.

Est-ce que tes deux bandes blanches signifient la même chose ? Est-ce que tu te reconnais dans une culture d'illettrés ?
Ou prônes-tu l'immédiateté ? L'instant grégaire... l'instinct précaire...

Peut être vois-je émerger la nouvelle génération de dadaïstes et je ne m'en rends pas compte... Ils disent non à la société, en montrant que ses symboles peuvent être réappropriés, détournés. Lacoste ce n'est pas que pour les riches retraités ! Mais aussi pour nous, jeunes de la cité. C'est une génération qui a besoin de rêver qu'elle est libre... d'être un mouton ?

Et c'est nous qu'on a appellé la génération sacrifiée... les désabusés.
Par Mescalcaloide
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Dimanche 24 décembre 2006
Bonjour Jolie Fille

20 novembre.
18h37. J'aime mon reflet dans la vitre de métro: je peux me dire que je suis beau et bien rasé.
18h38. Je remarque ton reflet. Jolie fille. Cheveux bruns, mêche plaquée sur le côté. Veste marron, jupe en jean, bottines noires, et collants. Je reste là à regarder ton reflet dans ma vitre. Tu sembles parler à un garçon. Je suis déçu. Quel veinard!
Je me retourne furtivement pour voir l'heureux gagnant. Ouf! Ce n'est qu'une fille! Mais ? Quelle chance! Ce qui aurait pu n'être que ton reflet flatteur s'avère conforme à la réalité. Tu es vraiment jolie. J'aimerais me lever et te sourire. Juste te sourire. Être à côté de toi, et sourire. C'est beau un sourire, non? Au lieu de ça, je reste assis à regarder ton reflet. Tu mets ton casque. Je ne sais pas ce que tu écoutes, mais ça ne peut être que beau. Tu regardes la vitre de ton côté, et j'aime penser que tu vois mon reflet. C'est si simple. Je me jure qu'au moment de me lever, je te ferais un clin d'oeil, et je t'inviterais à boire un verre. Le terminus arrive et je me rappelle que je ne sais pas faire les clins d'oeil... Alors je vais simplement t'écrire ceci sur mon blog, et avec un peu de chance tu le liras. Une chance sur un million. Mais elle vaut le coup d'être tentée.
Par Mescalcaloide
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Dimanche 24 décembre 2006
22 novembre.

Si je dois tuer les mots
Et enfuire les sentiments
Oublier bien à propos
Détruire tout ce qui ment

Concentrer dans le regard
Sans pardon, sans égards
Recouvrir de profondeur
Et égaré mon coeur

Si je dois tuer le verbe
Lui attacher un cerbère
Rendre ma vue acerbe
Et enfouir tous ces vers

Un sens,
censure
censé
sans

Une raison,
trahison
liaison
son

Je hais. Notre amour. N'a jamais existé. Ce sont ces mots. Qui m'ont trahi. Qui m'ont menti. Leur son. M'a égaré. Je dois. Les oublier. Je dois. Les détruire. Je dois trahir. Ces maux. Vomir. La parole. Jusqu'à l'écoeurement. Vomir. A ne plus pouvoir. Parler.

Si je dois huer les maux
Enfouire de ressentiments
Ou plier tous les drapeaux
Reluire ceux qui m'attendent

Voila un bon traquenard
Cent dragons, cent drakkars
Que je découvre à la bonne heure
Bien écoeuré à cet égard

Si je dois nouer les brèves
Les détacher des serbes
Pendre à vue la relève
Et vomir toute cette gerbe

Je n'aurais plus rien à dire. Plus rien à enfouire. Plus à mentir. Il n'y a rien. Un vase vide. De sens. La vie est vide. De sens. Rien. Deux sens.
Par Mescalcaloide
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