Un vieux texte du "20 novembre 2004" me dit ma sauvegarde informatique. Je le mets... parce que comme les autres, il a réflété un moment...
Mon coeur est une balle d'acier, une abeille qui s'envole... Un trou vers le néant.
Je veux crever, je veux vivre. Ce que je ne ferais jamais, ce que je ne verrais jamais.
Il n'y a pas de mots pour mon angoisse, pas de son, pas d'image. Juste une douleur que je ne peux même plus arracher.
là où les envies ne s'expriment plus, et là où je ne laisserai personne rentrer. Il n'y a plus d'amis, ils n'existent plus.
Meme plus d'envie. Rien. Désoeuvrement. Paresse. Peur. Même mes psychoses cessent d'exister, juste ce trou béant, ce trou néant, qui me donne cette dernière envie, celle de compter.
Il ne me reste qu'à ajouter: tu pues les mots ! Parce que même toi t'es pas capable d'exprimer ça. Même toi tu me donnes envie de crever. Connard. C'est toi que je devrais crever. Sale mot de merde. Tu n'exprimes que ma colère de façon décente. Ma douleur devient approximative, quelconque, banale. Pourtant elle est plus forte que ça, elle peut bruler, elle peut me geler. Elle me paralyse. Elle est répétition, le début, la fin, le moyen. C'est une salope aussi, elle sait s'offrir à n'importe qui avant que je ne m'en rende compte. Et j'ai plus qu'à la frapper, chienne. Je nie bien sûr. Elle ment. Regardez là: elle se pavanne ! Elle vous cherche cette salope. Elle est pas honnête ! Voyez ses artifices ! Ses déguisements ! et réfléchissez plus à ce qu'elle cache qu'à ce qu'elle montre. "Menteur ! Si je me prostitue c'est que je suis simple, je suis franche, une douleur franche, je me montre dans mon plus simple artifice".
Je veux plus te voir, quitte moi. Trouves-en un autre ! Je te supporte depuis trop d'années.
"Tu m'aimes"
Tu me fais souffrir.
"C'est pour ça que tu m'aimes. Tu aimes ce qui te fait souffrir. Tu aimes ta douleur, c'est la seule qui te pousse à agir."
Je préfère la paralysie, je préfère la négation, l'ignorance. Je bois, je me drogue, je fuis, je veux t'oublier et tu m'attends à tous les coins de rue, c'est toi qui m'aimes. Mais je ne te veux plus.
"Tu dis ça et tu viendras pleurer quand tu ne ressentiras plus"
Comment je pourrai pleurer si je n'ai plus de sentiments ? C'est con les douleurs ! Elles se croient uniques ! Pourtant elles existent par milliers et on peut les remplacer par des douleurs de substition.
Elles croient quoi ? que je ne peux pas m'automutiler tout seul ? Que je peux pas souffrir sans elles ? C'est pas parce qu'on se fréquente depuis que je suis mome que tu seras toujours là pour moi. C'est fini je te quitte. Va en pourrir un autre.
"A la prochaine"






