Hellcome

La plus grande ruse du diable est d'avoir fait croire qu'il n'existait pas...
Dimanche 24 décembre 2006

Disclaimer.

Responsabilité.

Vous vous apprétez à lire la série parue sur gnomz : Les Explorateurs.

L'auteur apporte le plus grand soin à la création de cette BD, mais ne garantit pas que l'humour soit drôle.

Vous reconnaissez que vous lisez ces blagues à vos risques et périls. L' "humour" contenue dans ces blagues est fournie "tel quel" et ne peut en aucun cas engager la responsabilité de l'auteur en cas de non-rire.

Vous avez bien compris que vous avez lu ce disclaimer en cliquant sur le bouton OK et que probablement vous n'allez pas rire, en particulier si vous êtes psychorigide et que les hommes qui tartinent leurs chiens de traineaux de confiture pour les lêcher vigoureusement puis cherchent la compagnie d'autres hommes virils pour se rassurer sur leur sexualité, et ben, vous ne trouvez pas ça très très drôle.

Si tu vois ce personnage : clique dessus pour revenir à la BD précédente

Si tu vois celui ci : clique dessus pour continuer vers la suivante.

Si tu vois des morts... cours

 

 

 

 

 


  

Vous êtes un vrai rebelle et vous n'êtes pas venus pour ces BDs de pacotille?

 

On vous a dit que Mesca était complétement téj, et qu'en plus il était mourrant ? Mais il faut savoir une chose ma bonne dame : c'est que son esprit ne mourra jamais ! Il est partout : dans l'azur du ciel bleu, dans les étoiles du firmament, dans le thon en boîte des océans, dans la coquille lactaire des escargots, dans ton cul...

J'ai pris connaissance de cette vérité "obscure" et je veux voir:

Son journal extime, où il livre ses plus grands secrets

Les trucs inutiles qu'il fait en se prenant pour un artiste maudit

Son anté-propagande qu'il fait lui même et qui est très nuisible à son image de marque

Des extraits de ses "oeuvres" ailleurs (gnomz notamment)

Ses romans photos

Ses histoires dérangées et dérangeantes

Ses collages

Des extraits de ses conversations virtuelles

Par Mescalcaloide - Publié dans : BDs
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Dimanche 24 décembre 2006
26 Novembre
J'aimerais mourir. Voici la première chose que je me dis le matin. Enfin, plutôt la première chose que j'aimerais me dire le matin. Tout serait tellement plus simple si mon état était lié à un cynisme naturel. La vérité c'est que la sonnerie de mon portable me réveille à 6h30 ; et la première chose que je me dis c'est "Mon dieu, juste une petite heure de plus". Et là, je remercie le ciel... enfin je ME remercie surtout... d'avoir penser à faire sonner ce foutu réveil une heure à l'avance. Et la petite heure en plus devient une heure et demie, un peu trop longue. Il faudra que je me trouve une excuse pour mon retard au boulot. Du moins si on me le demande. Après tout je ne suis pas le seul à être las et à arriver en retard.
Un bisou sur le front de ma chérie. Voici la première chose que je fais le matin. Enfin, plutôt la première chose que je ferais si j'avais une copine. La première chose que je fais vraiment, c'est me gratter le cul. Pas très prestigieux, n'est-ce pas ?
Je sors de ma crasse et de mes rêves en regardant mon urine colorer l'eau pure de mes toilettes. C'est si beau. Le meilleur moment de la journée, j'en suis sûr. Et ma plus grande satisfaction. Ce matin encore, j'aurais une idée splendide. Elle concernera mon boulot, un scénario de BD ou un texte morbide et suicidaire. Encore une idée qui va changer la face du monde. Encore une idée qui me laissera rêver aux filles que je m'offrirais avec la gloire et la fortune. Encore une idée de merde.
Je me douche et je rêve que cette eau lave mes pêchers, je rêve que cette eau me purifie de la gangue boueuse dans laquelle je me suis enfermé. Eau du matin délivre-moi du rien. Mais cette foutue eau ne me lave de rien du tout. Et j'ai l'impression de courber l'échine sous son jet en vain. Elle aussi, elle me lasse. Brosse à dents. Peigne. Nouveau CD pour le balladeur. Casquette ou bonnet ? Voila le dilemne de la journée.
Métro. Boulot... Ragôts. C'est beau le boulot. Toutes ces intrigues, tous ces demi-mots, et toutes ces insinuations. Réussir à réunir des gens qui ne se connaissent pas et les faire se haïr viscéralement, parce qu'ils n'ont pas les mêmes salaires, parce qu'ils n'ont pas les mêmes responsabilités... ça doit être marrant un boulot de DRH. Est-ce qu'il faut une formation en anthropologie ? Zoologie ? Minéralogie ? Encore une journée de merde. Elle a au moins le mérite de ne pas me faire penser avant 12h30. Pause déjeuner. Chinois ou McDo ? Voici le choix cornélien de la journée. C'est les doigts encore plein de graisse que je peux m'atteler à l'écriture de mon idée géniale. BD. Article de mon blog. C'est le moment d'auto-accomplissement du midi. L'après-midi est plus dur à gérer. J'ai encore dû oublier de faire traîner mes tâches, parce que je commence sérieusement à m'ennuyer.
18h00. Youpi. Je suis venu avec ma casquette ou mon bonnet? Ne pas oublier le balladeur non plus. Et l'éventuel livre ou cd que je me suis procuré pour faire tirer le temps du métro et parfois celui du chez-soi. A demain.
A la télé, c'est beau. Il y a des gens qui souffrent plus que moi. Alors je change, parce que je suis vraiment sans-coeur et égoiste. Je ne supporte pas la douleur des autres. Parce que finalement... elle ne fait que me renvoyer à ma propre douleur. C'est les larmes aux yeux que j'éteins cette télé. Il faut dire que j'aurais passé 12h de ma journée devant un écran... Ordinateur ou télé... Je ne sais lequel est mon préféré. Ils en font au saumon ? Un livre bien à me conseiller ? Le meilleur livre reste encore à écrire. Un film bien à me conseiller ? Encore une fuite de la réalité. Oh oui ! Il faut que je descende m'assoir au bar. Et puis parler avec des gens. Ils ont l'air... avinés... blasés... absorbés par leur réalité.
J'aimerais mourir. Voici la dernière chose que je me dis avant de m'endormir.
Par Mescalcaloide - Publié dans : Humeurs
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Dimanche 24 décembre 2006
22 novembre
huile potion d'amour four tuile rouge moderne trique vrille poule lie vinasse retour baton koala gueule fournir herbe noire gothique chien grossir traits pour détruire les grizzlis derniers représentants de l'espèce disaparaissent de la surface de la terre noire de sens un soleil explose pour des raisons particulières il n'y a pas à lui demander puisqu'il n'est plus là il faut donc se tourner vers le vide et interroger la déité qui en a décidé ainsi cette déité est mauvaise mais on ne le sait pas puisqu'elle n'est pas là non plus a t'elle jamais existé s'il faut y croire alors croyons ne doutons point cela serait néfaste à la santé mentale de tout individu normalement constitué mentalement s'entend si cela s'entend dans un vide total quelqu'un peut il lire ces pensées les comprendre les engranger et les dégorger rien n'est moins sûr il faudrait déjà que le concept de personne puisse exister et ce concept de personne ne peut exister sans personne la personne n'est alors personne et personne ne peut le comprendre donc la personne étant personne la personne peut le comprendre c'est là tout le paradoxe de l'absence et de la présence qui ne vont pas l'un sans l'autre comme le vide se substente du plein comme le gruyère vit du trou en chacun de nous existe ce yin et ce yang c'est ce plein et ce trop plein qui en se vidant tout comme des écluses se compense mutuellement il est donc vain de chercher sa moitié dans un autre être puisque la moitié est en soi encore faut il détruire l'autre moitié pour la trouver nous ne pouvons exister que parce que nous ne sommes plus c'est ainsi que l'homme ne peut se définir que par son contraire et trouver son sens dans un monde où il n'en a pas il n'est pas à définir par les autres ou par lui mais par ce qu'il n'est pas et donc pourrait être était ou sera s'il fallait définir l'acronyme de cette signification cela ne serait nullement difficile vue la situation où il y a un cruel manque de ponctuation donc par la même un trop plein de mots le vide et son contraire l'éternel problème insoluble puisque la solution existe de par le problème chaque chose crée son antagonie et se définit par ceci cela il n'y a donc rien de sûr et donc tout ceci pourrait n'être qu'une mascarade un palliatif au manque cruel de réponses à toutes ces questions que l'on ne peut pas se poser peut être qu'on ne peut pas se poser ces questions tout simplement parce qu'il n'y a pas de réponses et que ce manque même de réponses détruit la question avant sa formulation peut être que si je comprenais mes sentiments je n'aurais pas ce trop plein ou ce trop vide de mots et que je pourrais mettre une ponctuation et un sens exact à chacune de mes pensées je pourrais ainsi définir ce qui ne va pas et ne chercherait pas un sens perdu entre deux mots d'autant plus que je les trouve cruellement courts et qu'ils manquent finalement d'indécision leur sens est trop tranché pour donner un sens à mes pensées les mots détruisent mes pensées car mes pensées sont abstraites indéfinissables infranchissables et c'est pour cela qu'elles sont pures elles n'ont pas subi l'altération d'une rationalisation ce sont mes sentiments qui sont à l'origine qui sont à la fin et qui sont le moyen ce sont eux qui me définissent plus que mes actes et pourtant je ne serais jamais jugé que sur mes actes et non sur mes intentions c'est donc ce paradoxe cruel encore ce maudit mot don't be cruel qui fait de moi un homme de souffrance et non un corps à l'état pur aux barrières indéfinies prenant sa place dans une cosmogonie je veux franchir les limites peut être qu'en écrivant plus vite que je ne pense j'arriverais à détruire cette barrière si tangible entre les mots peut être que l'on peut accéder à la pureté du sentiment comme jonathan livingstone le goéland il faut comprendre en quoi l'on est différent et quel est notre rôle au sein d'une société quel est notre rôle en matière d'enseignement que peut on apporter à cet autre qui nous détruit tellement que nous devons le façonner pour le comprendre le rendre si semblable et si concret le transformer par des mots par des pensées par des projections c'est ainsi que nous nous détruisons nous nous détruisons parce que nous rationnalisons nous nous détruisons parce que l'on essaie de construire la construction nous empêche de construire c'est elle qui va définir et donc limiter nos actes nos pensées notre perception il faut arrêter de voir pour voir il faut arrêter de comprendre pour comprendre il faut arrêter d'arrêter pour réellement arrêter
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Dimanche 24 décembre 2006
22 novembre.

Si je dois tuer les mots
Et enfuire les sentiments
Oublier bien à propos
Détruire tout ce qui ment

Concentrer dans le regard
Sans pardon, sans égards
Recouvrir de profondeur
Et égaré mon coeur

Si je dois tuer le verbe
Lui attacher un cerbère
Rendre ma vue acerbe
Et enfouir tous ces vers

Un sens,
censure
censé
sans

Une raison,
trahison
liaison
son

Je hais. Notre amour. N'a jamais existé. Ce sont ces mots. Qui m'ont trahi. Qui m'ont menti. Leur son. M'a égaré. Je dois. Les oublier. Je dois. Les détruire. Je dois trahir. Ces maux. Vomir. La parole. Jusqu'à l'écoeurement. Vomir. A ne plus pouvoir. Parler.

Si je dois huer les maux
Enfouire de ressentiments
Ou plier tous les drapeaux
Reluire ceux qui m'attendent

Voila un bon traquenard
Cent dragons, cent drakkars
Que je découvre à la bonne heure
Bien écoeuré à cet égard

Si je dois nouer les brèves
Les détacher des serbes
Pendre à vue la relève
Et vomir toute cette gerbe

Je n'aurais plus rien à dire. Plus rien à enfouire. Plus à mentir. Il n'y a rien. Un vase vide. De sens. La vie est vide. De sens. Rien. Deux sens.
Par Mescalcaloide - Publié dans : Humeurs
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Dimanche 24 décembre 2006
Bonjour Jolie Fille

20 novembre.
18h37. J'aime mon reflet dans la vitre de métro: je peux me dire que je suis beau et bien rasé.
18h38. Je remarque ton reflet. Jolie fille. Cheveux bruns, mêche plaquée sur le côté. Veste marron, jupe en jean, bottines noires, et collants. Je reste là à regarder ton reflet dans ma vitre. Tu sembles parler à un garçon. Je suis déçu. Quel veinard!
Je me retourne furtivement pour voir l'heureux gagnant. Ouf! Ce n'est qu'une fille! Mais ? Quelle chance! Ce qui aurait pu n'être que ton reflet flatteur s'avère conforme à la réalité. Tu es vraiment jolie. J'aimerais me lever et te sourire. Juste te sourire. Être à côté de toi, et sourire. C'est beau un sourire, non? Au lieu de ça, je reste assis à regarder ton reflet. Tu mets ton casque. Je ne sais pas ce que tu écoutes, mais ça ne peut être que beau. Tu regardes la vitre de ton côté, et j'aime penser que tu vois mon reflet. C'est si simple. Je me jure qu'au moment de me lever, je te ferais un clin d'oeil, et je t'inviterais à boire un verre. Le terminus arrive et je me rappelle que je ne sais pas faire les clins d'oeil... Alors je vais simplement t'écrire ceci sur mon blog, et avec un peu de chance tu le liras. Une chance sur un million. Mais elle vaut le coup d'être tentée.
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Dimanche 24 décembre 2006
8 mai 2006.


"Ouah ! machine -insert your name here- je te kiffe, LouL :P C qd qu'on bèse?"

J'ai 26 ans, tu en as 16, 17 ou 18... Qui suis-je pour te juger?

Mais qu'est ce que cet instinct grégaire ? ton skyblog, ton parler, tes chaussures...
Je porte une veste de treillis militaire, épinglée aux couleurs des Misfits, qui suis-je pour te juger?

Comme toi mes badges me permettent d'appartenir à un groupe, mais j'ose espérer que grâce à eux j'affiche un goût : un goût pour la musique, un goût pour la sensibilité d'un groupe, un goût pour la beauté de leurs "uniformes" et de leur sens... La contre culture.

Est-ce que tes deux bandes blanches signifient la même chose ? Est-ce que tu te reconnais dans une culture d'illettrés ?
Ou prônes-tu l'immédiateté ? L'instant grégaire... l'instinct précaire...

Peut être vois-je émerger la nouvelle génération de dadaïstes et je ne m'en rends pas compte... Ils disent non à la société, en montrant que ses symboles peuvent être réappropriés, détournés. Lacoste ce n'est pas que pour les riches retraités ! Mais aussi pour nous, jeunes de la cité. C'est une génération qui a besoin de rêver qu'elle est libre... d'être un mouton ?

Et c'est nous qu'on a appellé la génération sacrifiée... les désabusés.
Par Mescalcaloide - Publié dans : Humeurs
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  • : Mescalcaloide ne mourra jamais, sauf son esprit, mais il vivra à jamais dans le coeur de ses amis. Mescalcaloide c'est comme l'huile dans votre bonheur, la faim turque et les déesses, c'est un pur instant de plaisir. roman photo, humour, droleries.
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