Hellcome

La plus grande ruse du diable est d'avoir fait croire qu'il n'existait pas...
Jeudi 8 février 2007

Par Mescalcaloide - Publié dans : BDs
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Samedi 3 février 2007
Symptomique d'une génération avachie par sa propre révolution, le blog http://merdeetremerde.over-blog.com fait beaucoup de bruit pour rien. Rédigé par des bloggonautes g33ks aux doigts graisseux enduits de chips et autre coca cola consumériste, il se veut détenteur de la vérité universelle. Pour bien se mettre dans l'ambiance de ce blog haineux, il suffit de se plonger dans les commentaires des spectateurs allocine. Une génération de rebelles improvise le nouveau cuba le cul moulé confortablement dans leur fauteuil imitation cuir acheté en promo à ikea. La critique rebelle d'aujourd'hui semble se limiter à discréditer le goût des autres, les rabaisser pour mieux s'élever. L'auteur se devra alors de se féliciter du tolé qu'il aura susciter avec sa prose bileuse et dépourvue de talent.
Ce summum de narcissisme est toutefois dépassé par celui des lecteurs qui n'ont d'autres choix que de contrecarrer la diatribe qu'ils viennent de lire à l'encontre de leur star préférée. Heureusement cette remerde se trouve cantonnée dans les commentaires et passe souvent inaperçue. Au grand dam de son "auteur" qui finit par insulter le staff de ce blog de merde et remerde.
Par Mescalcaloide - Publié dans : Humeurs
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Vendredi 2 février 2007
  Réponse à Benjamin, qui cherche à me convaincre que j'ai une vie de merde.
   

       
           
 
Mon cher ami,

Avec des amis comme toi, on n'a plus besoin d'ennemis. Je cherche des mots simples et forts pour pénétrer ta carapace perclus de narcissisme et de fierté. Peut-être qu'il faut que je me fasse aussi péremptoire que toi ?

Il y a des milliers d'années d'histoire que tu as ratés. Tu sais : il n'y a pas que des méchants nazis dans le passé. Il y a aussi des gens qui ont dit "Aide toi, le ciel t'aidera", "Vivre tous, simplement, pour que tous puissent, simplement vivre", "toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction". Au nom de Bouddah, Jésus et Gandhi, je te pardonne, tu ne sais pas ce que tu fais.

La société nous inculque des modèles à respecter. Chacun décide de suivre ceux-ci ou non. Mais au nom de quelle société pourrais tu m'imposer des modèles de bonheur ? Crois tu que je cherche un grand appartement, une jolie fille pour orner harmonieusement mon bras, un statut social important et la double paye qui va avec ? As-tu conclu que j'aimais tant que ça briller en société pour cacher ce que je ne suis pas ? Ne t'en fais pas. J'ai d'autres moyens de me rassurer.

Je ne juge pas ta vie, alors ne juge pas ce que tu penses être la mienne (à tort ou à raison, ce n'est pas important). Merci.

En ce qui concerne le fait d'accepter ou non que j'ai une vie minable, acceptons tous que nous avons un monde minable, une société minable et que nous en faisons tous partie (toi comme moi, mon cher ami qui voudrait devenir un être exceptionnel). Nous avons aussi des divertissements télévisuels abrutissants, 7 sortes de pain différents à la boulangerie du coin ("Du pain et des jeux", Juvénal). Mais nous avons heureusement un tas de placebo au bonheur à notre disposition : drogues, alcool, mondes virtuels, autant de moyens d'aliénation mis à notre disposition par la société pour oublier d'autres moyens d'aliénation : travail, famille, crédit.

J'ai accepté suffisamment de choses ces dernières années. J'ai accepté que j'avais des parents qui m'aimaient et que je devrais aimé. J'ai accepté la disparition de mon meilleur ami (que tu ne connais pas), et ce dans les pires conditions qui soient. J'ai accepté que je ne serais jamais sincère avec les filles, parce que personne n'a jamais été sincère avec moi. Je suis désormais sincère avec moi-même et c'est déjà beaucoup.

Soyons sincères, soyons francs. Je te hais parce que tu es le seul gars qui me fait douter quand je vais bien. Maintenant ne t'inquiète plus pour moi. Je me sens bien et ça c'est bien. Bien, bien, bien. Ce qui me rassure toujours c'est de me dire, qu'effectivement il y a des gens qui veulent être quelqu'un parce qu'ils ont besoin de reconnaissance, et des gens qui sont quelqu'un parce qu'ils ne cherchent plus cette reconnaissance. J'aimerais me considérer comme faisant partie de la deuxième catégorie, mais dire ceci ferait de moi une personne de la première catégorie. Et j'aime ce paradoxe. Laisse moi vivre.

PS: je ne lis ni Verlaine, Ni Begbeder (sauf quand il fait le nègre pour Lolita Pille), ni tous ces intellectuels de notre siècle et en proie au spleen. Je lis la renonciation de Bukowski, celle de Fante, celle de Rimbaud. Ne crois pas que je suis touché par les pensées rebelles. Ne crois pas que je suis touché par les pensées larmoyantes. Crois que j'aime la complexité de l'être et les gens qui l'ont comprise. Je crois à l'acceptation, je crois un peu au renoncement, je crois beaucoup en l'amour Chrétien.

Tu as lu ma joue droite. Frappe la si tu veux.
Bisous.
Par Mescalcaloide - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 31 janvier 2007
J'ai voulu m'élever. J'ai voulu rêver. En guise de rêves vous m'avez offert le mensonge. En guise d'échapatoire à un quotidien sclérosé, vous m'avez offert le quotidien sclérosé d'autres personnes. Je remercie les nanas, les jeux télévisés et les univers virtuels qui m'ont permis de vivre par procuration la vie de merde que je n'aurais pas pu avoir sinon.

I love you for what I am not
I do not want what I have got

Je remercie mon employeur, mon bailleur, ma banque, la société de consommation pour m'avoir rendu dépendant d'un salaire et d'un tas de soucis qui se matérialisent sous forme de 10 feuillets à remplir en 15 exemplaires chaque mois.

Je remercie le gouvernement, les buralistes et les débitants de boisson de me donner les moyens de fuir mon aliénation grâce à d'autres systèmes d'aliénation.

Haleine de cendrier, arrière goût houblonné. Je sais ce que je perds, mais je ne sais pas ce que je gagne.

En espérant retrouver la lucidité qu'on s'est évertué à me cacher par un système d'éducation biaisé, par des médias contrôlés et par des politiques qu'on nomme "démocratie" mais qui ne sont que des dictatures maquillées.

Je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments dévoués.
Mesca





Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur les secrets de notre société : il suffit de cliquer













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Par Mescalcaloide - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 31 janvier 2007
Par Mescalcaloide - Publié dans : BDs
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Mercredi 31 janvier 2007
Par Mescalcaloide - Publié dans : BDs
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